Allongée sur le lit
Je lis les lignes de ma main
Ne pouvant me dire mon lendemain
Par mon corps si salit.
Ma tête pense à toujours,
Mon corps pense à jamais
Comme s'ils me semaient
Pour un autre jour.
Sur ce lit, ce lit de mort
Ma souffrance est reine
Que même la peur ne me freine
Devant si peu de remords.
La faucheuse, je la rêve depuis toujours
Alors je m'extasie
Car aujourd'hui c'est à mon tour
De la toucher je me ravie.
Enfin, elle m'emporte
Dans l'au-delà
Mes doigts effleurent celà,
Ce squelette près de la porte.
Elle est comme dans mes rêves
Si belle à l'extérieur
Si sombre à l'intérieur
Et jamais elle ne fait de trêves.
Assise à ses côtés
Je les vois d'en haut me porter
Ce corps si triste
Envolé de ce monde irréaliste.